Voici l'adresse du blog du lac des varennes à Marçon :
http://marcon.centerblog.net/rub-enduro.html
SOUVENIRS
Le samedi 24/10/2009, je m'installe sur un plan d'eau que j'affectionne particulièrement pour son cadre, son calme et les souvenirs qu'il réveille depuis ces 25 dernières années. En effet, c'est sur ces eaux que ma passion pour la pêche y est née lorsque mon grand-père et ma grand-mère passaient tous leurs mois de juillet et d'aout à emmener leur petit fils à la pêche. Je tiens également à remercier ma sœur pour sa patience et sa présence au cours de certaines sessions où la température avoisinait les 0°C tout cela pour ne pas laisser son grand frère tout seul.
Une session qui ne s'annonce pas comme les autres...
Revenons à nos moutons.. Ce plan d'eau n'abrite pas grand nombre de pêcheurs, il est réputé difficile voir très difficile.. je ne peux pas dire le contraire, car les résultats de mes nombreuses sessions de pêche passées au bord de cet étang restaient souvent loin de mes espérances… Mais depuis toutes ces années je n'ai pas perdu courage et j'espérai qu'un jour où l'autre ma persévérance allait payer…
Je m'installe donc pour quatre jours, la session commence mal j'ai oublié mon appareil photo et cela me stresse car pour la première fois les poissons se manisfestent en pleine journée. J'avais un pressentiment comme quoi il allait se passer quelque chose... Je me souviens avoir dit à Nico: ''tu vas voir c'est pendant cette session que je vais toucher un beau poisson''. Il a retorqué à cela ''t'inquiètes pas cousin s'il faut je viendrais''.
L'activité des poissons et l'envie d'essayer mes nouvelles cannes font que je m'empresse de faire mes montages avant de les déposer méticuleusement. Je suis maintenant installé, Nico est parti et les heures d'attente commencent..
La nuit sera calme, il me faudra attendre le petit matin pour qu'un poisson de 15,5kg m'extirpe de mon sommeil. Je profite de la visite d'un pêcheur de carnassier pour qu'il me fasse quelques photos avec mon téléphone puis je retends mes cannes pour la journée.

A 13h, j'enregistre un nouvelle touche qui me rapporte une miroir de 9kg. La session commence bien et il me reste encore 3 nuits de pêche...

La deuxième nuit restera très calme, je prends la décision de laisser pêcher mes cannes le matin au cas où un poisson roderai dans les parages, mais rien ne bouge... C'est en début d'après midi que je vais retendre mes lignes à l'identique à l'exception d'une canne que je dépose dans un secteur où j'avais observé des poissons en activité la veille au soir.
Cette stratégie ne mettra pas longtemps à payer car j'enregistre un départ dans les deux heures qui suivent. Je prends contact avec le poisson il me semble beau et commence à le travailler de la berge puis d'un coup il fait un rush sur la bordure et vient me couper sur les dressènes. Je suis dégoûté!!!! C'est la deuxième fois que je perds un gros poisson de la sorte et la première fois aurait du me servir de leçon!
C'est avec une grosse déception que je refais mon montage pour le déposer au même endroit.. Une nouvelle fois j'ai laissé passer la chance de toucher une de ces belles, qui je me souviens me narguaient lorsque j'étais jeune au moment de la fraie.. un spectacle que je n'ai j'aimais revu depuis mais qui restera à jamais gravé dans ma mémoire tellement les poissons me semblaient gros.
Quand un rêve devient réalité...
Quatre heures plus tard la même canne se met à dérouler, ce coup-ci pas question de la rater.. je prends ma frontale et saute dans le bateau, mais je sens déjà mon fil gratter au fond et commence à imaginer le pire... Après quelques minutes de combat j'épuise le poisson, je sais qu'il est beau mais je ne l'ai toujours pas vu.. je jette un coup de frontale dans l'épuisette et vois une belle commune. Je m'empresse alors de revenir sur la berge pour la pesée, verdict 17kg je suis trop content je viens de toucher une magnifique commune par ses couleurs foncées et sa taille que je place au sac pour la nuit puis retourne déposer mon montage.

Une heure plus tard la même canne se manifeste! Je prends contact avec le poisson et une nouvelle fois je sens que c'est joli.. je saute dans le bateau et entamme le combat. La puissance du poisson me fait halluciner, cela fait un petit moment que je le travaille et il n'arrête pas de sonder. Ce n'est qu'au bout d'un petit moment qu'il me montre un signe de faiblesse, j'appercois au clair de lune son flan, elle me parait immense! Elle continue de sonder encore quelques petites minutes et fini par se retrouver au fond de l'épuisette.
A ce moment là j'avoue être sur un nuage et ne pas comprendre ce qu'il m'arrive.. Tant d'heures passées au bord de cet étang pour enregistrer une malheureuse touche et en cette nuit du 26/10/2009 en l'espace de deux heures je touche deux de ces poissons qui me faisait réver depuis mon plus jeune age. J'ai déjà touché de beaux poissons avoisinant les 20kg mais ces deux là je les attendais depuis si longtemps.. Je reprends mes esprits et retourne sur la berge afin de connaitre le poid de ma belle.. je m'y suis repris à deux fois car je n'en croyais pas mes yeux mais pas de soucis mon record venait de passer à 21kg500!



Je m'empresse alors de téléphoner à Nico pour lui anoncer la bonne nouvelle, j'étais une vraie pile au bord de l'eau et n'arrivais pas à me calmer... Nico me dit que pour lui cela ne va pas être évident de passer car il travaille et se trouve à une heure en voiture de mon poste. Je lui dis un peu déçu que ce n'est pas grave que je vais remettre mes poissons à l'eau et que j'en attraperai bien d'autres un autre jour.. et là il me répond texto ''T'es malade Vivier je vais venir!'' Le lendemain il avait tenu parole et était là pour prendre les clichés de mes belles. J'étais super content qu'il soit là pour partager ma joie..
Ma session s'est terminée par deux petites communes, une au petit matin et l'autre dans la nuit du 27/10/2009.
Cependant, cette fois-ci mon étang fétiche m'avait gâté et m'avais plongé en l'espace d'une soirée dans la peau d'un gamin qui attendait son jouet depuis longtemps..
Remerciements
Je ne suis pas très doué pour ces choses là, mais il y a des gens qui méritent de savoir qu'ils ont une place importante dans notre coeur. Ces remerciements, je les dédie à une personne dont je ne ferai pas l'éloge de toutes ses qualités, car il en a beaucoup notamment celle de me supporter au bord de l'eau depuis maintenant plusieurs années. J'ai conscience de la chance que j'ai de partagé ma passion avec mon cousin Nico, qui est un homme toujours disponible, qui a toujours la patate et qui sait rester simple. Merci mon cousin pour toutes ces sessions où la bonne humeur était toujours au rendez-vous même lorsque tout ne se passait pas comme prévu (Cabanac ;) !!!).
Le mois de septembre, est chaque année l'occasion de se retrouver avec Olivier pour pratiquer notre passion commune : la pêche de la carpe.
Depuis quelques années, nous essayons de bouger à travers
Cette année, le mariage d'un ami d'enfance, ne nous a pas permis de "vadrouiller à notre guise", s'est donc à proximité de nos domiciles respectifs, que nous avons organisé une session de 15 jours.
RETOUR SUR CES 2 SEMAINES
Dimanche 6 septembre nous voici sur les bords du lac de Mézières-Ecluzelles, belle ballastière de près de
Peu de carpistes sont en place sur le lac, le choix des postes est donc aisé. Nous prenons les postes 59 et 60, qui laissent suffisamment de place pour pratiquer à notre convenance et surtout parce que le vent souffle face à ces postes depuis quelques jours déjà.
J'en profite pour signaler que les embarcations carpiste sont autorisées sur l'eau de 18h00 à 9h00, et de 12h00 à 13h00.


Après le pile ou face classique, Olivier pêchera à gauche et moi à droite. Le poste d'Olivier est réputé pour être assez encombré, par des souches notamment. Pour l'occasion Olivier a roulé des billes carnées, parfum foie sur une base épicée. De mon coté, la gamme SK 30 de Starbaits sera mon alliée pour ces 15 jours de pêche.
Nous avons prévu de passer une semaine sur le lac, et de changer de poste si les touches se font trop attendre. La météo devant changer en milieu de semaine, nous aviserons.
Des repères sont placés dans différentes profondeurs, la pêche peut commencer. L'attente commence…mais mis à part des amours blancs, aucune carpe ne se manifeste.


Les montages sont régulièrement déplacés, afin d'intercepter les poissons, mais rien n'y fait. Les 60 premières heures seront sans carpe.
Mardi 22h00. Enfin un départ qui semble être celui d'une carpe. Elle est pour moi, et fait vraiment plaisir malgrès sa taille modeste. c'est une petite commune de 8.8 kilos.

Je replace la canne à l'identique, au pied d'un haut fond, dans

5h00 nouveau départ, et toujours sur la même canne, une petite miroir de 9 kilos a succombé, comme ses copines, à 2 bouillettes SK 30 de
Olivier de son côté, n'a toujours pas vu l'écaille d'une carpe, mais au matin il est autant fatigué que moi par cette nuit assez agitée.
JOURNEE MAGIQUE
8h15.Après le café, je décide de rapprocher une canne du spot qui déroule, et d'en profiter pour changer les bouillettes de la canne qui rapporte. A cet instant, un nouveau départ se produit, après quelques secondes la carpe fait un travers à droite et passe derrière l'une des bouées de signalisation nautique. AIE AIE, ni une ni deux, je grimpe dans le zodiac et pars vers le poisson.
Tout en mettant le cap au plus vite avec le Zod, je maintiens la pression sur la carpe, mon corps de ligne en tresse ne devrait pas trop souffrir, enfin je l'espère. Je contourne la bouée, et libère ma tresse. Et là le combat commence vraiment. Le poisson est lourd et ne veut pas monter à la surface. Après plusieurs minutes, et quelques passages sous le bateau, la carpe se rend, une belle miroir en longueur. De retour sur la berge, je la place au sac quelques instants, de façon à replacer mes lignes sans dépasser l'horaire.
Une fois terminée, je peux enfin profiter de ce beau poisson, qui pèse 17.8 kilos. Je viens de battre mon record perso de

Il faudra attendre le milieu d'après-midi pour voir une nouvelle carpe, et quelle carpe....
14h45.La même canne, et j'ai pourtant rapprocher un autre montage, démarre une nouvelle fois, un instant je pense même au catamaran que je vois dans la même direction. Mais il s'agit bien d'une carpe, après un combat aussi mouvementé que le précedent (la belle était coincée dans une souche), je glisse dans l'épuisette une miroir massive, qui constitue à ce jour mon nouveau record perso, et oui 2 fois dans la même session.
Cette carpe qui pèse 20 kilos tout rond, me comble de bonheur. La chance semble être de mon côté. Olivier prend de nombreuses photos, et je la laisse repartir dans son élément....


DELIVRANCE
Une heure plus tard, Olivier touche enfin sa première carpe, une miroir de 14 kilos, qui nous obligera à sortir le bateau, pour la sortir au milieu des souches.

17H40. Un nouveau départ sur mes cannes se solde par une décroche.
Même punition pour Olivier, vers 20h45. C'est vraiment frustrant, mais la carpe c'est comme çà.
La nuit sera très calme pour nous deux. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas...
Le lendemain, enfin une nouvelle touche, et cette fois sur un nouveau spot, ce qui est encourageant. Une miroir, de 12 kilos vient de se faire piéger par un bonhomme de neige, sur un plateau dans

12h15. Départ chez Olivier, et nouvelle miroir de 10.6 kilos.

Le reste de l'après-midi est calme, hormis une casse pour Olivier à 17h30. Son poste est très encombré de souches, hautes de parfois plus de 1 mètre.
Dès 18h00, nous retendons les lignes. En cherchant de nouveaux spots, avec l'espoir de dérouler à nouveau.
En début de nuit, je prend un amour blanc, que j'estime à 10 kilos. Vers 00h10, Olivier doit prendre le bateau pour sortir une miroir des souches, pendant ce temps un départ sur mes cannes se soldes par une casse. Les nerfs...
Olivier de retour sur la berge, me tend l'épuisette, et s'est avec surprise que nous découvrons, la 12 kilos aveugle que j'ai prise le matin même. Vraiment halucinant. Nous lui donnons un petit nom "Gilbert" je pense que vous comprenez.
Nous nous couchons, et nous levons à 4h00, pour mettre une petite miroir au sec, à nouveau chez Olivier. Pendant qu'il retend la ligne en bateau, sa canne de gauche démarre, manque de chance le poisson se décrochera à quelques mètres du bord.
Rien de plus jusqu'au matin.
Les lignes sont tendues tôt pour la journée. A 9h20, après une touche en retour faisant penser à un amour blanc, Olivier prend contact avec une carpe qui finit par casser son corps de ligne. Ce devait être un beau poisson. La deception se lit sur son visage.
C'est de plus en plus calme dans mon secteur, et le changement d'orientation du vent y est certainement pour quelque chose. Il souffle en effet sur la berge opposée à la mienne.
14h15. Une petite miroir de 9 kilos succombe à un bonhomme de neige placé dans les souches sur le secteur d'Olivier.

A 14h50, je décroche un poisson. La chance semble m'avoir abandonné.
Rien de plus à signaler au cours de cette journée, rien jusqu'à 2h00 du matin, où Olivier prend une petite commune de 8 kilos, puis 2 heures plus tard, une superbe fully de 14 kilos, un poisson magnifique...

La nuit me rapportera 2 belles tanches et une dernière carpe miroir de 8 kilos.

Le lendemain il est temps de plier le matériel. Nous faisons un bilan rapide : 24 touches de carpes mais seulement 14 carpes au sec. L'encombrement des postes aura été la grande difficulté de cette première semaine. Mais nous reviendrons.
DEUXIEME SEMAINE
Changement de site. Le rendez-vous est donné sur les berges du Lac des Varennes à Marçon dans la Sarthe.
Ballastière de 50 ha, avec des fonds assez réguliers, des poissons-chats et encore une fois notre poisson fétiche, sa majesté Cyprinus carpio.
Aucun carpiste en vue, pas de soucis pour s'installer, Olivier est déjà en poste depuis la veille, face au vent, mais n'a enregistré aucune touche. J'arrive le dimanche en milieu d'après-midi.

Le sondage du poste est assez difficile, puisque le vent souffle vraiment très fort.
Après quelques heures mes cannes pêche enfin. Une au bord à 25 mètres, une deuxième sur une tache de pierres à 70 mètres, une fouettée au loin avec une flottante, et une autre sur la droite, sur un fond "lisse" du sable certainement.
Après un petit repas, la fatigue de la route, les vapeurs d'alcool du mariage de la veille, font que l'appel du bedchair se fait sentir.
Pourtant, il me faudra me lever à 3h30, pour une touche, qui se terminera par une décroche à quelques mètres du bord. La poisse...
La journée du lundi ne sera pas plus fructueuse, malgré le "grattage" au marqueur sondeur pour trouver des spots intéressants. Le vent souffle toujours aussi fort, toujours face à notre poste, mais pas de carpe à l'horizon. La nuit sera également très calme, trop calme à notre goût.
Le lendemain matin, le café vite avalé, nous décidons de changer de poste, notre choix se porte sur la berge opposée, dos au vent, les poissons se manifestent en sautant, hors de la portée de nos cannes, mais c'est tout de même encourageant.
Une fois encore sondage, placement des cannes et attente.
Le dîner (charcuterie maison des parents d'Olivier) arrosé d'une bonne bouteille de vin rouge, est le moment pour repenser à la semaine passée…aux carpes d'Ecluzelles....
Dans la nuit, vers 3h15 je suis réveillé par une touche, semblable à celle d'un poisson-chat, pourtant au ferrage, je me rend vite compte qu'il s'agit bien d'une carpe.
Après quelques instants une miroir à l'allure particulière entre dans l'épuisette, elle pèse 9 kilos.

C'est une canne située sur une bande de gravier qui a déroulée, je replace donc cette canne au même endroit.
Vers 4h00, Olivier sort de son duvet pour ferrer sa première carpe de la semaine. Après un combat de quelques minutes, j'épuise une jolie miroir de 14 kilos. "Décidément, j'suis abonné aux 14 kilos" lance Olivier. Il est vrai qu'il en a sortie 2 à Ecluzelles, au cours de la première semaine.
Nous plaçons le poisson au sac pour le reste de la nuit, afin de prendre de beaux clichés le lendemain.
Mercredi matin. Je suis en train de relancer ma canne de gauche, que celle de droite démarre. Ferrage, puis beau combat avec à l'arrivée ma seconde carpe de la semaine, qui accuse un poids de 13.2 kilos.

La journée sera calme, les carpes sautent, mais vraiment trop loin. Nous attendons sans pouvoir les atteindre.
Nous relancons chaque fois nos cannes après un sondage méticuleux, mais cela ne change rien.
La nuit qui suit, vers minuit, un nouveau départ se produit sur la canne qui pêche la bande de pierre. Il se terminera par une décroche....
Pour ma part se sera la dernière touche de la semaine. Malgrè tous mes efforts pour tenter de dérouler, je ne toucherai pas d'autres poissons. C'est le jeu, et il faut en accepter règles.
La journée du jeudi sera calme pour nous deux. La pluie ne cesse de tomber, et nous restons confinés sous le biwy à boire des cafés. Même constat vendredi au réveil.
Olivier enregistrera le dernier départ de la session dans l'après-midi, vers 15h00.
Une miroir massive terminera sa lutte au fond du filet de l'épuisette, après un joli combat.
L'aiguille du peson se bloquera sur 19.2 kilos. Olivier est content de toucher un si beau poisson.
La fin de journée et la nuit ne nous apporterons rien de plus. Nous plions le matériel le samedi matin.
La pêche a été vraiment difficile. Nous reviendrons à la fin du mois d'octobre, sur les bords de ce lac pour participer à l'enduro qui y est organisé. En attendant, lundi il faut reprendre le travail...dur dur...
@ bientôt
Nico
Atteindre la barre des 20 kilos, est une grande étape dans la vie d'un pêcheur de carpe.
Aujourd'hui, cette étape est franchie pour moi, et je suis le plus heureux, c'est un rève qui s'est réalisé.
Je tiens au passage à remercier Olivier, car si ce rève a pu se concrétiser, c'est un peu grâce à lui.
Merci Cousin, je te souhaite autant de chance.
Voici donc l'objet de toute ma joie en cette mi septembre : un fabuleux poisson, ma première vache...



Lieu de capture : Mézières-Ecluzelles
Appât : Bouillette SK 30 Starbaits 14 mm
@ bientôt
Nico
Je l'attendais cette semaine de vacance et la voilà enfin.
De son côté, Olivier lui aussi avait posé une semaine de congés, et pour l'occasion le rendez-vous fût donné sur une des nombreuses gravières du département de l'Eure.
Je place rapidement le contexte : 20 ha d'eau, des îles, des nénuphars et une belle population de carpes.
Le premier jour, le temps est maussade, couvert avec des averses mais tout de même quelques courtes éclaircies. Nous sommes sur site vers 11h30, et de suite l'installation peut commencer.

Le bateau est nécessaire pour déposer les lignes avec précision, surtout à proximité des nénuphars, et il devient indispensable lors de chaque touche. Pas besoin de pêcher très loin puisque sur les postes que nous avons choisi avec Olivier, les nénuphars sont partout.
De mon côté je place une canne prés des nénuphars sur ma berge à droite, une seconde près d'une belle surface d'élodée.
Les 2 dernières pêcheront sur le dur, en pleine eau, pas bien loin d'herbiers également. Mais pas le temps de terminer la dépose des lignes qu'une de mes cannes démarre déjà....problème je suis sur le zodiac à 80 mètres du bord.
Olivier arrive au plus vite pendant que le moteur éléctrique me ramène sur la berge en 5ème vitesse. Après un combat qui se termine au milieu des nénuphars, ma première carpe est dans l'épuisette.
C'est une commune de 9 kilos, et de plus mon premier poisson de l'année 2009. Elle a craquée pour une bouillette équilibrée Omega Fish de 24 mm , et un amorçage constitué de bouillettes de la même gamme en 20 mm plus des pellets poisson de 15mm.

Olivier dispose ses cannes à proximité de nénuphars, d'herbiers et tend un montage à proximité de l'île qui fait face à nos postes. Vers 15h30 lignes et campements sont en place. Une petite restauration s'impose.
L'après-midi sera calme. La soirée arrive vite et toujours rien dans mon secteur, mais je reste plutôt confiant avec ce début de session sur les chapeaux de roues. Patience.
Quelques instants plus tard à 20h45, Olivier enregistre un départ et met à l'épuisette une miroir courte et massive de 12 +.

Le lendemain matin, le bilan de la nuit se fait autour d'un café. Rien pour moi. 2 départs pour Olivier qui se sont soldés par des décroches. Il est temps de retendre les lignes.
La météo de cette journée est semblable à la veille. Aucune carpe ne se manifeste sur les coups. Il faudra attendre la soirée pour voir 2 nouvelles carpes sur les tapis de réception, une pour moi vers 20h30 et une pour Olivier une heure plus tard.
Après un bon petit repas accompagnée d'une bonne bouteille de "Rouche", clin d'oeil aux Mayennais qui se reconnaitront, il est temps de se coucher.
Je suis réveillé à 3h10 par un départ violent sur ma canne de droite. Le temps d'arriver sur le poisson avec le zodiac, ce dernier est dans les nénuphars. Sans trop de difficultés je réussis à l'en faire sortir et le combat commence vraiment. Le poisson me balade maintenant en pleine eau, il a l'air joli, car ma Lethal Weapon se courbe joliment.
Il finit par se fatiguer et monte en surface. J'allume la frontale pour le mettre à l'épuisette. Il a l'air plus gros que les précédents.
De retour sur la berge, Olivier et là pour m'accueillir. Nous pesons la carpe. Il s'agit d'une magnifique cuir de 12 kilos. Toute en longueur, c'est un poisson superbe. Je décide de le mettre au sac pour pouvoir faire des photos le lendemain.
Au réveil, Olivier m'annonce qu'il à lui aussi fait un poisson de son côté, à 6h15. Une petite miroir. Nous pouvons donc faire une photo ensemble, puis nous relâchons ces 2 poissons avant de retendre les lignes.
La dépose se fait avec le zodiac, lunettes polarisantes sur le nez pour pêcher les trouées d'herbiers très denses.
Vers 15h00, Olivier enregistre un nouveau départ, et sors une nouvelle commune d'environ 8 kilos, un poisson très long à l'allure de la souche sauvage.

40 minutes plus tard, il perd un poisson sur une casse d'hameçon. Le SB

La nuit arrive et à 22h10, Olivier sors une nouvelle commune de 8 kilos, 20 minutes plus tard, départ sur mes cannes, qui me permet de sortir une belle linéaire de 8.5 kilos. Un beau poisson une nouvelle fois.

Nous nous couchons. Vers 1h45 la sonnerie de mon SX gauche me réveille. Une miroir magnifique, très longue se retrouve quelques minutes plus tard sur mon tapis de réception. Je la met au sac pour le reste de la nuit et me recouche.
Au réveil, Olivier m'annonce qu'aucune carpe n'est venue lui rendre visite durant la nuit. Avant de retendre les lignes pour la journée, petite séance photo de mon poisson.

Vers 10h50 une miroir vient tâter la douceur du tapis de réception d'Olivier. C'est un mâle au vue de la laitance qu'il perd sur le tapis, il est vite rendu à son milieu.

Jusqu'au début de soirée calme plat. Vers 18h35 une commune de 9 kilos se fait piéger par un montage d'Olivier. Puis il met au sec une miroir de 10 kilos environ 2 heures plus tard. Un nouveau mâle en parfaite santé, près pour accomplir son cycle biologique.
La nuit tombe. Il est temps de rejoindre les duvets, pour notre dernière nuit. A 00h20, une petite commune me réveille.
Il s'agira de mon dernier poisson pour cette session, puisque le reste de la nuit sera calme. Au matin, je pars très tôt et laisse Olivier. Il prendra une dernière miroir de 9 kilos vers 10h00.

Au final 16 carpes pour 21 touches. La moyenne, reste faible, mais ces poissons entre 7 et 12.5 kilos, nous ont fait passer d'agréables moments.
Le résultat est satisfaisant, car il est vrai que nous avions tous les deux peur de la hausse régulière des températures, facteur déclenchant de la reproduction de nos chers cyprins.
Nico